Ecrire

Ecrire pour le web : séduisez vos lecteurs !

On ne lit pas une page Web comme une page d'un livre ou d'un journal.
Il en ressort qu'on ne doit pas non plus rédiger une page Web comme celle d'un livre ou d'un journal !

Accueil > ecrire-pour-web
Dans cette page : Faire court et précis - Outils - Concision - Balayabilité - Morcellement des pages - Les titres - Lisibilité - Bibliographie

En bref ...

Comment on lit une page web

En 1998, Jakob Nielsen et John Morkes publient une étude intitulée "Designing Web Usability" qui nous informe des particularités de la lecture d'une page web.

On y apprend que :
InconfortsOn lit 25 % moins vite à l'écran que sur papier (l'écran est moins confortable que le papier)
Zappeurs79 % des internautes scannent (balayent) les textes au lieu de les lire
Fénéants10 % seulement des internautes utilisent les barres de défilement.

Les deux compères proposent donc de tenir compte de ces particularités et de :
Plus courtFaire des textes 50% plus courts que pour le papier
Mieux segmentéFaciliter le "scan" en mettant les mots importants en gras et en multipliant les sous-titres
Pages courtesDécouper les articles en plusieurs pages : la première page résume le texte et en présente les points essentiels. Cette première page contient des liens vers des pages développant les idées secondaires.

Faire court, faire précis

Rédiger pour le Web, c'est avant tout écrire pour un utilisateur qui cherche quelque chose, puis autre chose, puis encore autre chose. C'est écrire en lui donnant des liens, en lui permettant d'aller et venir dans les diffférentes couches du site : des pages de garde aux pages de contenu, à la page d'accueil, aux pages de contact, etc. (...)

Quel que soit le point d'entrée utilisé, assurez-vous que votre contenu soit compréhensible à l'utilisateur. L'écriture Web n'est pas linéaire, elle est circulaire. Pour être sûr que votre public comprenne votre message , vous devez pensez à toutes les manières dont il va accéder à votre contenu, et interpréter et utiliser les informations que vous lui fournissez. ( Extraits d'un article de Muriel Vandermeulen )

Le site anglophone webcredible propose huit conseils pratiques pour rédiger une page web :



En détail ...

Une fois n'est pas coutume, le texte ci-dessous n'émane pas de notre rédaction, mais de François Hubert, du site Cortex Communication

Concision

Outils

Les études de Nielsen et de son collègue Morkes ont révélé que la lecture à l'écran cathodique serait 25 % plus lente que sur papier. Nous devrions par conséquent rédiger 50 % moins de texte que sur papier, histoire non seulement d'accélérer à l'internaute sa lecture, mais aussi d'améliorer son confort visuel.

Cette difficulté de lire à l'écran serait résorbée dans les années à venir : des écrans de 300 p.p.p., déjà inventés, mais encore inabordables, offriraient une lisibilité aussi bonne que celle du papier.

Et puisque les internautes n'aimeraient pas faire défiler du texte, nous aurions avantage à faire des pages courtes.

Dans la même foulée, Nielsen nous recommande de soumettre notre texte au vérificateur d'orthographe, car les fautes sont source d'embarras et peuvent ralentir l'internaute .

 

Balayabilité

Les études de Nielsen et Morkes ont révélé que 79 % des internautes évalués balayaient les textes et que, par conséquent, très peu d'entre eux les lisaient mot à mot. De multiples autres études d'utilisabilité attesteraient ce comportement.

Nielsen et Morkes ont aussi appliqué trois procédés d'écriture Web à un texte promotionnel pour en mesurer l'amélioration en convivialité :

En combinant les trois, le texte devenait 124 % plus convivial. De quoi fendre la mer Rouge pour y faire passer notre message!

Puisque les internautes balayeraient d'abord la partie centrale de la page, occupée par le texte, nous gagnerions à privilégier des titres significatifs ou à mettre des mots clés en gras, en couleur ou en hyperlien.

Plusieurs faits expliqueraient le rite du balayage, dont ceux-ci :

Plusieurs procédés permettraient de faciliter le balayage des pages :

En un mot : déployer une écriture qui répond aux mouvements de l'oeil et à l'impatience de l'internaute. Oeil pour oeil, temps pour temps!

 

Morcellement des pages

Nielsen nous propose de morceler notre contenu pour en faciliter la consultation. Nous pouvons ainsi déplacer l'information de référence ou spécialisée en des pages secondaires pour éviter de l'imposer aux internautes avertis ou impatients.

Dans le cas d'un long article journalistique, Nielsen nous recommande de le réécrire pour en faire saillir une idée « autonome » dans la première page, puis d'utiliser des hyperliens brièvement décrits pour conduire l'internaute aux idées secondaires ou aux exemples détaillés.

Sinon, Nielsen nous suggère de disposer cet article sur une seule page : des internautes préféreraient faire défiler un long texte plutôt que d'attendre le téléchargement de ses différentes parties...

Dans tous les cas, nous devrions appliquer le principe de la pyramide inversée à chacune de nos pages : après avoir lu le premier paragraphe, qui contient la conclusion, les internautes pourraient interrompre leur lecture en demeurant au fait de l'essentiel.

Attention aux liens intrapages d'une FAQ, par exemple : selon Nielsen, comme les internautes s'attendent à ce que les liens les conduisent à d'autres pages, ils pourraient être désorientés s'ils demeurent à la même après avoir cliqué sur « Précédent ».

Bref, faire des pages courtes et s'assurer que les liens les plus importants soient visibles sur la plupart des moniteurs, sans défilement.

Tu ne provoqueras pas de faux téléchargements...

 

Les titres

Pour Nielsen, il est essentiel de pouvoir rédiger de bons titres de pages, car l'internaute utilise ceux-ci comme références dans les signets ou les historiques de navigation, les résultats de recherche, etc.

Puisque les longs titres ralentiraient les internautes, nous devrions nous limiter à une longueur de deux à six mots, quoique le titre d'une page d'accueil puisse en compter un seul.

Le titre, ce microcontenu, devrait être un bijou de clarté de 40 à 60 caractères. Sa fonction : expliquer ce que trouveront les internautes sur la page. Nielsen nous recommande de l'optimiser pour le balayage et les éventuels classements alphabétiques en plaçant son mot le plus significatif au début.

Pour qu'un internaute puisse comprendre un titre d'article hors contexte, Nielsen nous presse de le réécrire en microcontenu, c'est-à-dire en résumé hypercourt « autonome » du macrocontenu associé.

Voir aussi à ce sujet : "Comment écrire des titres qui tuent" par BVWG

 

Lisibilité

Selon Nielsen, les caractères noirs sur fond blanc offrent la lisibilité maximale.

Le théoricien recommande aussi :

Jakob Nielsen applique la même logique de convivialité aux manuels, à l'aide en ligne, aux images, aux clips audio/vidéo et aux animations.

Nielsen souligne l'importance de rendre accessible son contenu aux personnes souffrant de déficiences.

Source de l'article : Cortex Communication

 

A lire également :
"4 règles d'écriture à repenser" de l'excellent site "Ergologique"
"Soignez votre text-appeal" , par Sébastien Billard
"Les titres : question de genre..." Ecrirepourleweb.wordpress
"Optimiser le Contenu d'Une Page Web" par Christophe Da Silva (Arkentos)

Demandez un devis à l’agence SEO (15 ans d’expérience)